14.06.2005
"One": Pour esgourdes averties
Si vous êtes d'un conformisme musical indécrottable, cette critique ne peut vous intéresser. Par contre si vous êtes un aventurier inconditionnel alors rajoutez ce c-d à votre panier. Aucune hésitation possible!
En 33 minutes 08, Robert Steven aka Adrian Belew nous concocte un condensé qualitatif de son parcours musical. Avec deux comparses – Les Claypool à la basse et Danny Carey à la batterie – Adrian se chargeant de tous les autres instruments.
Dissonances, rythmiques frénétiques, saccadées, hachurées, dé-structurées, loops, collages sonores, ambiances ethniques... Le trio explore les territoires jadis parcourus par le guitariste dégingandé au côtés de Zappa, King Crimson ou Bowie.

De grands moments avec « Matchless man » roots et mélodieux, l'instrumental « Beat box guitar » avec ses sons venus d'ailleurs et son ambiance névrosée, le ravagé et monstrueux « Elephants ».
Rock ou jazz, avec ce « One », la musique progressive acquiert ses lettres de noble modernité. Vivement les deux prochains opus d'une trilogie annoncée pour 2005!
16:50 Publié dans Musique from ailleurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musiques


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