25.09.2005

D'ici et d'ailleurs

« L'homme qui venait d'ailleurs » est un film hermétique mais aussi probablement le plus abouti de Nicolas Roeg.


Quant à David Bowie en pleine période de mutation artistique en cette fin de seventies, il incarne un des nombreux avatars dont il a le secret. Même s'il n'est pas le géniteur de Thomas Jerome Newton, on peut considérer que sans lui, cet alien n'aurait pas eu autant de consistance.

Peu loquace, le teint cocaïné, il est plus qu'un extra terrestre en quête d'aide pour ses contemporains. Il représente la somme de nos préoccupations actuelles: préservation de nos ressources naturelles, acceptation des différences et rejet de l'autre (l'étranger), addiction aux drogues, assujettissement aux techniques de communication , recherche constante de profits...


Pas d'effets spéciaux non plus à la « Minority report » ou à la « Stars war » dans ce film de science fiction qui reste d'une actualité et d'une modernité glacées. Pas de solution. Juste un constat cynique d'une époque non encore révolue et d'une société qui se veut le modèle planétaire!


Il est certes peu aisé de pénétrer dans cet univers. Mais le voyage aux côtés de l'homme qui venait d'ailleurs en vaut le coup.


Quant à la bande son, elle n'est pas signée Bowie. Seuls les fans avertis souriront aux clins d'oeil que contient la pellicule.


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