29.01.2006

"Zazie.Rodéo.Tour": Encore un tour magique

Ce qui est merveilleux avec Zazie, c'est que d'un spectacle à un autre, elle revisite son répertoire. Et donc c'est à chaque fois une surprise. Agréable! On se surprend à reprendre « Toc toc toc », « Cyber », « Larsen », « Tous des anges », « Adam et Yves » et tant d'autres sur des arrangements différents qui nous donnent l'impression de chansons nouvelles.


Son spectacle est à son image. Facétieux, drôle et sensible. Un peu à la manière d'un Peter Gabriel féminisé et françisé. Car les références à son modèle sont indéniables. Que ce soit au niveau des compositions, de l'utilisation des sonorités électroniques, du mélanges des rythmes, de la diversité des sujets abordés que du bonheur qu'elle et ses musiciens retransmettent à leur public.


Rien ne ronronne avec cette femme noble et simple à la fois comme elle apparaît dans les bonus qui agrémentent ce dvd. Des deux suppléments, « Une journée (pas) ordinaire » a ma préférence. Sans un mot, enfin sans interview bateau inutile, on sent de manière perceptible la tension gagner en intensité avant que la dame ne monte sur la scène du P.O.B. Ce qui la rend humaine, proche, simple. (pas ) Ordinaire.


Quant au packaging collector, il est somptueux et vaut le coût de dépenser quelques euros de plus!

06.09.2005

"Le tour de M": Un tour de magie

L'un des nombreux talents de M, c'est de savoir créer des ambiances éminemment sympathiques. Festives! Faites d'une complicité vrai, sincère avec un public certes conquis d'avance. Et pour cause!

Un autre c'est d'être incontestablement un performer, un show man qui tient la dragée haute à n'importe quel artiste made in U.S.A.

Un autre encore c'est de jouer divinement bien de la six cordes. Qu'elle soit électrique ou acoustique, il en use, en abuse avec une dextérité digne de Prince ou Jimmy Page. Véritablement un excellent instrumentiste!

 


 

Vous en voulez d'autres? Oui! Eh bien, ses talents sont multiples. Et même qu'il les partage avec ses potes musicos tout aussi talentueux que lui. J'en veux pour preuve ce morceau intitulé « Pluie ». Du grand art qui recrée l'atmosphère d'une forêt tropicale avec ses clapotis de gouttelettes ses crissements d'insectes et ses percussions tribales. Merveilleux! Et puis, y a mon morceau préféré, écrit par Andrée la grand-mère romancière « Bonoboo ».


En mot et un seul GÉANT!


Pour les bonus, rien de transcendant. Sympa tout de même.


En conclusion, si vous n'avez pas encore eu la chance de voir M en concert, mater ce dvd les yeux grands ouverts!



25.07.2005

"Live at Wolf Trap": Toujours vivants!

Et heureux de l'être! Mais ne vous attendez pas à des excentricités scéniques. Le visuel qu'offre ces papis est pauvre. Mais la prestation musicale est grandiose.


Tout l'esprit de la west-coast est réuni dans les 23 titres qu'ils distillent à un rythme d'enfer. Entre tempos rock, rythm and blues, folk aussi et agrémentés de vocaux impeccablement mis en place, c'est plus de trente années de carrière qui défilent. Et sans lasser! Un excellent bain de jouvence pour babas en crise et teenagers boutonneux qui courraient encore après les illusions perdues de leurs aïeux. Et un seul titre résume à lui seul la qualité intrinsèque de ce répertoire fantastique: « Listen to the music ».


Alors écoutez cette musique indispensable au même titre que celle de Steely Dan, eux aussi dignes représentants de ce qui fait de mieux le long de la west-coast.


Indépendamment du concert, il y a les interviews, sans traductions, les galeries de portraits et quelques liens durant le concert sur certaines chansons permettant d'écouter les anecdotes racontées par chaque membre du groupe.

16.06.2005

"No quarter": Hom-Mages

Qui mieux que Jimmy Page et Robert Plant auraient pu rendre hommage au répertoire exceptionnel de Led Zeppelin? Personne!
Aussi Jim et Bob ne se contentent pas de saluer leur propre répertoire mais ils le revisitent avec une hallucinante modernité. Pas de place pour la nostalgie! Juste l'imagination et le talent d'utiliser tout à tour la musique celtique et arabo-africaine pour réinventer des compositions brillantes. Les irradier d'une puissance efficace.

« No quarter » qui ouvre cet opus vidéoscopique ainsi que « Friends » et « Kasmir » qui le clôturent sont les exemples les plus significatifs de cette réussite de ré orchestration. Il y a de la somptuosité soutenue par la voix toujours haut perchée, caressante ou agressive de Robert dans ce dvd. Et de l'élégance aussi avec les guitares de Jimmy, l'autre virtuose aux côtés de Hendrix. « What is and what should never be », « The battle of ever more », « Gallows pole », « Nobody's fault but mine », « Since i've been loving you » en sont de riches et vibrants témoignages.

"Live at the Bowl": Quelle claque!

Comment ce concert a-t-il pu rester aussi longtemps dans les archives du groupe? Tout y est somptueux. Délirant! Grandiose!
La voix de Freddy juste, puissante, tour à tour enjôleuse et rock. La guitare affûtée de Brian, incisive, ravageuse pour 2h00 d'arène rock'nd roll. La frappe métronomique de Roger, aérienne et lourde à souhait quand il le faut. Les lignes de basse de John incessamment porteuses de riffs et rythmiques endiablées. Le quator de la perfection! Et dire que la presse dite spécialisée n'hésita pas en son temps à fustiger ce groupe décidément aussi incontournable que Led Zeppelin, Genesis et autre King Crimson...
Que ce soit dans la puissance hard avec des titres tels que «We will rock you», «Fat bottomed girls», «Tie your mother dowm», «Sheer heart attack» ou la suavité des mélodies accrocheuses telles que «Somebody to love», «Love of my life», la cohésion du groupe est indéniable. Quant au public, il suit toutes les fantaisies vocales de Freddy. Sans compter l'incontournable «Bohemian rapsody» entonnée par des milliers de voix à l'unisson. Magique!
Pour moi, ce concert est incontestablement supérieur au «Live at Wembley stadium» pourtant déjà mythique.
Pour ce qui est du dvd bonus, outre les interviews de Freddy, Brian et Roger qui nous parlent promo, dixième anniversaire du groupe, tensions passées et lightshow, il y a l'excellente version de «Crazy little thing call love» enregistrée au Japon précédé d'un pot-pourri qui déménage salement. Ainsi qu'une série de superbes photos on stage. De quoi nous permettre de patienter jusqu'à la prochaine perle égarée que retrouvera le désormais trio légendaire. God save the QUEEN! Et Freddy!

"Brutaly live": Le retour de M Gentil Bonhomme

Pour qui n'a pas eu l'occasion de voir Alice sur scène dans les 70', ce dvd offre le meilleur du Grand Guignol revu et corrigé par l'homme qui soit disant "égorgeait les poulets sur scène". Une des nombreuses légendes qui se sont répandues au fil des décennies à propos de M Vincent Fournier, son vrai patronyme.

Alice sur scène est un monstre infâme qui joue ses vices les plus salaces, ses fantasmes les plus bestiaux et fait la nique à l'Amérique pudibonde, lui le fils de pasteur. Tous les ingrédients sont réunis. Les artifices aussi. Pour un spectacle haut en couleurs comme le Grand Guignol le proposait au début du siècle dernier à Panam.
Hémoglobine, guillotine, chaise électrique, fouet et monstre cyclopéen à la rescousse. Une franche rigolade. Où rien n'est malsain. Contrairement à ce que propose son clone névrotico schizophrène au pseudo killer cinématographique. Il s'agit uniquement de rock théâtralisé comme les seventies le proposaient pour prendre le contre-pied d'un flower power poussif. Et tous les hymnes de la nouvelle rébellion sont ici compilés. "I'm eighteen", Billion dollar babies", "No more M Nice Guy", "School out", "You drive me nervous", "Elected"... Autant de slogans qui finalement semblent sonner encore aujourd'hui le glas d'une société américiane (celle de George) cruellement associale. Inhumaine. Qui n'en finit pas de courir à sa perte. "Welcome to my nightmare. I think you gonna like it. I think you gonna feel that you belong." Chante toujours le sorcier glam. Et l'on est prêt à le suivre en enfer. Pour échapper au morne quotidien.

Mais Alice, lui ne fait pas dans le pamphlet politique. Juste dans le grotesque, l'entertaiment jubilatoire servi par un rock gras, puissant, aux riffs entêtants et racoleurs, aux refrains que l'on reprend avec bonheur. Et bonne humeur. Du dérisoire salutaire. De la franche rigolade qui vaut le coup d'oeil. Au moins, la scène vit. Vibre. Et le public en redemande. Le band est fabuleux et n'a rien à envier aux anciens coreligionnaires. Ca tourne. Ca chauffe. Ca pulse.Y compris les titres les plus récents comme "Brutal planet" qui ouvre ce bal d'un vampire quinquagénaire sympathique lorqu'au petit matin, il redevient l'honorable Monsieur Fournier.

"Reality tour": Pur bonheur!

Ce «Reality tour» enregistré à Dublin en novembre 2003 n'est qu'une succession de purs moments de bonheur. Pour avoir vu David Bowie sur scène 2 fois au cours de ces 10 dernières années, ce concert est incontestablement le plus exceptionnel. Il prend plaisir à être sur scène. Le communique à son public. Et cela transparaît tout au long de ces 2h20 fabuleuses.

Cela commence par «Rebel, rebel» dans une ré orchestration qui donne le ton pour la suite. Car tous les titres incontournables ont subi un lifting juste et actuel sans porter préjudice aux légendes véhiculées par les divers avatars du sieur David Jones alias David Bowie. Que ce soit avec les anciens ou les derniers, la magie opèrent.

Le sublime atteint le paroxysme avec «Life on Mars» qui est pour moi la plus belle chanson composée par le toujours fringant Thin White Duke. Avec sa première partie en duo voix / piano que rejoignent les autres instruments. Grandiose! Ou encore «I'm afraid of americans», tonitruant et ravagé. Dévastateur! Et cette version acoustique de «Loving the alien» qui redonne du sens à un titre perdu sur un album plus que mineur. Que dire aussi du jazzy «Bring me the disco king» où la voix de David montre toute sa sensibilité et ses modulations épurées. Et tant d'autres moments d'extase avec des titres aussi classiques que «All the young dudes» écrit à l'orée des 70' pour Ian Hunter et Mott The Hoople, «The man who sold the world», «Sister midnight» emprunté à Iggy et co écrit avec lui. Je ne vous parle même pas des rappels à la Ziggy comprenant «5 years», «Hang on to yourself» et «Ziggy stardus ». Hallucinant!

Même s'il n'y a aucun bonus sur ce dvd, je ne vois pas ce que l'on pourrait lui reproché. A se procurer d'urgence!